Exposition « Small is beautiful » à la galerie Joseph à Paris

By | 2 janvier 2022

Vous pouvez découvrir en ce moment une superbe exposition d’art miniature à la galerie Joseph 116 rue de Turenne à Paris.

Au programme de nombreux jeunes artistes internationaux : Lisa Swerling, Minimiam, Vincent Bal, Samsofy, Esha Kiran Bijutkar, Slinkachu, Frank Kunert, Thomas Doyle, Tank & Popek, Camille Ortoli, Ronan Jim Sévellec, Jasenko Dordevic, Tristan Blondeau, Lorraine Loots, Nicolas Guérin, Simon Laveuve, Julia Cissel, Christopher Robin Nordtröm, Jeremy Okyel ou encore Nicolas Pierre.

L’art miniature consiste à jouer sur les échelles pour ouvrir des points de vue différents sur les objets et lieux du quotidien. Ce sont par exemple de petits personnages créés par minimiam de la taille d’un raisin sec, présentés comme étant en train de les regonfler : on est ainsi frappé par la différence de taille.

Cette expression artistique existe depuis l’antiquité et a parfois été très codifiée notamment dans le modélisme. Aujourd’hui encore, plusieurs exposants mettent clairement en avant une échelle précise qu’ils se font un devoir de respecter. Néanmoins, cet art apparaît maintenant sous une forme beaucoup plus libre pour les artistes.

Le développement récent est très lié aux réseaux sociaux. La forme même de l’exposition s’en ressent. Pas un artiste n’est présenté sans que soit mentionné son site web, instagram, twitter etc.

Il faut dire que les œuvres se prêtent particulièrement à la photographie. Parfois même, le rendu photo est meilleur que la vision en réel. C’est peut-être que la photographie accentue ce jeu des proportions qui fait l’essence même de cet art. D’ailleurs, plusieurs artistes juxtaposent une photo de leur oeuvre et une autre photo avec un plan beaucoup plus large. L’effet de contraste est saisissant : on ne sait plus s’il faut prendre pour référence la partie la plus petite ou le plan plus général. Comme par exemple sur ce modèle de Slinkachu.

Cela nous a rappelé les photos que nous pouvons faire de nos bijoux. L’exercice est parfois en effet similaire. A vous de juger sur cet exemple issu de Noël dernier.

Exemple de photo Eleonaure jouant sur les effets d’échelle

On peut également observer une très forte influence du street art, parfois même avec des références directes (John Hamon)

Un des éléments les plus frappants reste l’impression de noirceur qui se dégage de beaucoup de ces représentations. Un véritable mal-être et une critique assez vive de la société s’exprime de manière largement majoritaire. L’atmosphère est urbaine, étouffante, minérale. On se demande si les artistes ont un jour vu autre chose que la ville. Plus exactement, les atmosphères plus naturelles ne semblent plus pouvoir exister que de manière complètement artificielle et faussée comme si elles avaient en réalité complètement disparues. Et on devine qu’ils le vivent mal…

Les jeux d’échelle donne un sentiment d’absurdité de certaines de nos situations quotidiennes. Plus inquiètant : les artistes semblent nous laisser sans solution, comme si tout était déjà perdu. Il ne transparaît pas du soute d’optimisme. On devine une volonté de prévoir et dénoncer un avenir funeste si l’humanité continue comme aujourd’hui mais on aurait aimé trouver au travers des oeuvres ne serait-ce que l’esquisse d’une idée pour lutter contre le phénomène. Ce n’est pourtant pas le talent des artistes qui manquait pour cela. D’ailleurs, on voit même parfois certains se réclamer du mouvement post-apocalyptique. Pour rappel, il s’agit d’un univers fictif dans lequel les personnages vivent dans les ruines de notre monde actuel après une catastrophe qu’on devine souvent comme étant une guerre nucléaire. Le film « mad max » est parfois présenté comme en étant à l’origine, pour vous donner l’état d’esprit !

Paradoxalement, c’est ce sentiment de mal-être qu’on retient plutôt que la performance technique, qui est pourtant bien souvent loin d’être négligeable. Quelles conclusions en tirer ?

Au vu de l’âge de la plupart des artistes, on peut y voir une phénomène générationnel, à rapprocher de personnalités comme Greta Thurnberg. Ce courant de pensée est volontiers culpabilisant à tort ou à raison pour les générations antérieures, et clairement catastrophiste pour le devenir climatique du monde. La préoccupation écologique est clairement mise en avant dans beaucoup d’œuvres. Je ne sais pas si l’absence apparente de solutions est lié à une perception totalement nihiliste de l’existence ou à une volonté de mettre le visiteur face à ses responsabilités ? Ou encore est-ce parce que beaucoup de ces artistes sont « restés des enfants » comme le dit si bien un commentaire sur le site de l’exposition et que ce serait aux « adultes » à trouver la solution ? Vous pouvez donner votre point de vue en commentaire !

En tout cas, vous savez que chez eleonaure, ces responsabilités, on les prend ! Nous promouvons la réutilisation des anciens bijoux en recyclant l’or. Nous proposons des prix responsables en évitant des alternances de prix élevés et de promotions aberrantes type black friday, c’est tous les jours que vous avez accès au meilleur prix. Et nous bâtissons jour après jour avec nos clients une relation personnalisée et de confiance.

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