Mondrian

By | 16 janvier 2011

Je ne pouvais manquer l’exposition MONDRIAN / DE STIJL… Après une bonne semaine de travail, je suis donc allée me détendre les méninges au Centre Pompidou. Passée la cohue de Châtelet (mauvaise idée que celle de passer par Châtelet un samedi de soldes) et passée la queue de la billetterie, me voici enfin dans la première salle.

Sur l’affiche de l’exposition, le tableau du haut est de Mondrian mais celui du dessous est de Theo Van Dœsburg, chef de file du mouvement De Stijl. Mondrian et Van Dœsburg s’influençant et partageant une amitié « compétitrice », ce dernier s’est peut-être amusé en déstructurant les œuvres de Mondrian… mais ce n’est que mon interprétation!

D’une manière générale, j’ai trouvée l’exposition particulièrement intéressante car elle permet d’apprendre (ou de se remémorer) que la production de Mondrian ne se résume pas à des tableaux bariolés de noir et de couleurs primaires. On découvre ainsi ses débuts figuratifs et son influence expressionniste. Influence qui a tôt fait de se mouvoir en fauvisme, en surréalisme avant d’être bousculée par la révolution cubiste de Georges Braque puis de Picasso. L’abstraction Mondrian vient donc du figuratif et l’on peut désormais voir dans ses bandes noires, les troncs d’arbre qui ont marqué le début de son œuvre.

 

Mondrian doit ainsi beaucoup à ses prédécesseurs mais surtout à ses pairs. Membre du mouvement artistique hollandais De Stijl, il a été sans cesse stimulé par ses rencontres: le chef de file de ce groupe, le peintre Theo Van Dœsburg et bien d’autres encore (dont Bart Van der Leck qui utilisa les trois couleurs primaires de façon prédominante pour la première fois et Vilos Huszar qui a initié le style Mondrian par ses vitraux).

La Tempête, Van der Leck
Composition en vitrail IV, Theo Van Dœsburg

Ces autres œuvres sont bien évidemment présentées et permettent de donner une autre dimension à l’exposition.

Nike, 2008

Enfin, celle-ci a également le mérite de présenter la continuité de l’œuvre notamment dans le domaine de l’architecture et du design, même si cette partie aurait pu être plus poussée. J’aurais aimé voir plus d’objets inspirés de l’œuvre comme la collection YSL ou plus récemment des paires de Nike.

YSL, 1965

J’ai ainsi appris beaucoup sur Mondrian et j’ai découvert de nombreuses toiles… jusqu’au moment où je me suis retrouvée nez-à-nez avec un certain tableau. De la même taille que ma dernière toile, assez ressemblant et du même nom! J’ai eu un coup de chaud en pensant que l’on pourrait m’accuser de plagiat alors que j’ignorais son existence.
 New York comme l’envers de la toile New York City, car Mondrian a peint les bandes alors que j’ai décidé de peintre l’intérieur de multiples couleurs… comme les différentes ambiances qui se dégagent des fenêtres d’un immeuble de Manhattan.

New York City, Mondrian 1942
New York, Circée Danaa

Nos recherches sont donc différentes car mon but est de travailler les couleurs (Le Nuancier) alors que Mondrian se concentre sur le rouge, le bleu et le jaune.

Labyrinthe, Mondrian

Ma toile la plus proche serait donc Primary que j’ai nommé ainsi pour annoncer le début d’une série sur la couleur… les couleurs primaires symbolisant bien un commencement. La représentation géométrique m’a permis d’exploiter les dégradés en toute facilité car mon premier essai Color Storm avait été plutôt pitoyable! Enfin, je finirai quand même par reconnaître que je suis préoccupée par la même chose que Mondrian, à savoir le rapport. Les couleurs ne devenant intéressantes que lorsqu’elles se trouvent l »une à côté de l’autre.

Primary, Circée Danaa

Pour finir, je vous laisse contempler la superbe vue que nous avions du haut du centre Georges Pompidou en cette fin d’après-midi de Janvier.

!

Infos pratiques:
Exposition au Centre Georges Pompidou, Paris.
Du 1er Décembre 2010 au 21 Mars 2011 de 11h à 21h (sauf le mardi).
Tarif normal: 12

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